GRANDE BELLE NOUVELLE !

"L'OMBILIC DE LA BOUCLE"
(SORTIE COURANT 2026)
PRÉAMBULE
AU FOND DE CRYSOPOLIS, TOMBEAU OU TRÉSOR ?
Prenez un plan de Besançon et étalez-le sur une table. Si vous êtes en voie de dématérialisation, utilisez Google-Maps ou une autre appli topographique. Vous y découvrirez la boucle, un méandre presque refermé sur lui-même qui enserre la vielle ville autour de trois axes longitudinaux d'ouest en est et butte sur le promontoire abrupt qui soutient la Citadelle, des fortifications monumentales abritant un zoo et le musée de la Déportation, où étaient naguère installés les locaux de France 3, rapatriés place Granvelle. Adossé au palais de l'ancien ministre de Charles-Quint. À quelques centaines de mètres de la rue de la Préfecture, où Balzac écrivit Albert Savarus et où Stendhal fit débarquer Julien Sorel.
Si l'on applique l'inspiration cabaliste et le principe de la forme qui induit le fond, la Boucle bisontine fait penser à la tête d'une tortue ou d'un lézard. Chesterton, lors d'un de ses passages dans la capitale comtoise, parle de 'l'écaille de ses toits". Si le grand poète anglais ne vous convainc pas, allez-vous installer à l'arrière la cathédrale Saint-Jean ou sur une des collines qui dominent la ville et vérifiez par vous-même.
Ce qui saute aux yeux lorsqu'on erre, de préférence tôt le matin ou à la nuit tombée, c'est qu'ici la ligne droite est bannie de la plupart des perspectives, tout ondule, tout serpente, la faute à Neptune et la fluidité de sa vision du monde. Saturne lui oppose les tranchées haussmanniennes qui sont perpendiculaires à la Triade des parallèles de la Grand-Rue, de la rue des Granges et partiellement de la rue Mégevand, dédiée à un pionnier de l'horlogerie venu de Suisse. On peut parler de cette même tyrannie géométrique au détour de la rue Bersot, avec les rues d'Alsace et de Lorraine et l'arrière du square Saint-Amour.
C'est dans la très vielle ville (lire les ouvrages de Gaston Coindre)..que se nichent les mystères de cette Boucle. Des cours intérieures, un dédale d'escaliers, des traiges, des toits qui donnent les uns sur les autres, un jeu d'ombres et de lumière où l'on peut s'aimer à la folie, se cacher, conspirer, mourir dans un incendie ou se jeter par la fenêtre.
C'est dans Castor Paradiso, sous le nom de Mario Absentès, que Morisi en parlera le mieux. Et dans un passage du Monde selon Baggio où il décrit une scène de l'Apocalypse sise Square Castan, le grand ovule à l'orée des catacombes, l'endroit le plus intime et magnétique de la ville, où les ondes les plus anciennes se fondent, topos mystique où l'auteur de ses lignes ne cessa de puiser et de se recueillir à son retour d'Angleterre, du Sahara, de Montmartre ou d'Italie. Plus particulièrement au fond d'un square proche de l'institution Saint Jean (l’Apocalypse ?) et du Conseil Régional qui s'y installera contre l'avis d'Edgar Faure, qui prétendait qu'on ne pouvait y atterrir et donc s'en échapper en hélicoptère.
Ah si l'on avait installé des vidéos de surveillance square "Casse- temps" depuis l'arrivée des légions romaines, ah si l'on pouvait revoir tout ce qui s'y est déroulé, lors des invasions étrangères, des révolutions françaises, de la crise des inventaires, tout au long du XIXe et du XXe siècle...
Chrysopolis, la Ville d'Or, la ville oreille où l'or-y-est, la cuvette, le ventre où se cache un trésor, où les sons entrent mais d'où peu de choses sortent, forme d'omerta non revendiquée. Des générations d'artistes, d'artisans, d'intellectuels, de clercs et de citoyens l'ont ressenti. Besançon est un boucan de désirs et d'imagination, d'insolence, de remise en question des fondamentaux au pouvoir, mais il faut s'en détacher, fuir à Lyon, en Suisse, en Allemagne, à Londres ou à New York, à Paris pour se faire entendre, pour être entendu et reconnu au pays.
Car les élites catholomodérées qui l'administrent depuis la Révolution n'aiment pas les remous. On n'est pas fan de Quatre- vingt-treize ou de Germinal dans la prétendue vieille ville espagnole. La majorité politique social-démocrate tient bon la barre en siégeant dans les Sociétés d'économie mixte et en soignant le social, le mouvement le plus radical de l'endroit ayant sévi avec les Lip que le enfant de Palente et la CFDT ont inspirés. Quant au tissu conservateur et parfois réactionnaire, il se nourrit ici des élites paysannes ou morales du Haut-Doubs et de sa petite-Vendée jadis opposée à la séparation de l'Église et de l'État et vivier récent de la droite radicale et même extrême, comme la Haute-Saône voisine.
Cela étant posé Vesontio, lovée dans sa Boucle, est une dame éruptive. Certains alchimistes parlaient de points névralgiques et d'acupuncture secrète selon que l'on est au bord des petites et des grandes lèvres de la Dame.
Sur la Carte du Tendre imaginaire de la ville ventre, le square Castan est l'autel sacré, la Citadelle une ceinture de chasteté, Granvelle et les Parcs un buissonnement pileux, et les odeurs qui en émanent peuvent être idylliques : roses, jasmin, tilleul, ou fétide, gaz et fumées, lors de ses soulèvements périodiques, émanations écœurantes, fèces qui courent dans le sous-sol, Javel et bois moisi.
D'autres alchimistes ont suggéré la piste de l'acupuncture topographique. C'est le cas en 1998 quand la mairie réserve une double page dans "L'Écho du Zinc" pour justifier l'installation des "deux deltas" du tunnel de la Citadelle, la réalisation monumentale d'une star mondiale des installation urbaines, François Morellet.
Ces deux triangles, l'un debout, l'autre couché, délimitant sur leur rond-point les entrées et les sorties du tunnel, une flèche qui boucle la boucle et en fait un nœud, rendu incompréhensible depuis qu'on a débranché l'eau qui symbolisait ce bouclage, ont scandalisé ceux qui inscrivent les symboles dans la réalité. En plantant deux piercing aux deux bouts de la libre boucle n'irritait-on pas Neptune et Saturne, les parrains de la cité comtoise, ne tentait-on pas de l'exciser, de circonscrire sa fécondité, outrages qui répondait à la femme enceinte sans bras de Boettcher de la place Victor-Hugo et à son minotaure rouillé, tas de ferraille abandonné sous le point Robert-Schwint ; le premier décédé à Cholet en 2019, le second dans un mas du Gard où les Minotaures ont un sens et des racines.
Mais laissons de côté ces fautes de goût et lançons un concours d'artistes en souvenir de la Nef des Fous dont parle Foucault dans l'introduction de son Histoire de la folie à l'âge classique, le classement de Besançon parmi les places taurines au début du XXe siècle ne pouvant faire oublier qu'il n'est pas question de Carmen dans Le Rouge et le Noir ni de Dominguin dans Les Innocents de Carco, pas plus que d'El Cordobès dans les Clochards d'Asmodée du commissaire Pidoux."
Bonus hors publication offert par l'auteur
NEW - KALEVALO CONTRE LA MACHINE !Sortie le 23 septembre 2025 ROMAN DE SF ET DE RÉSISTANCE POÉTIQUE L'Italo-Bisontin Mario "Absentès" Morisi est un habitué des coups de génie éditoriaux et des objets littéraires non identifiés. Révélé au plan international avec le premier roman sponsorisé dont les sponsors sont devenus les héros (Les Baskets d'Euripide 1987), auteur remarqué d'une pièce de théâtre musical où le Ballon d'Or bouddhiste Roberto Baggio est accusé de viol et de meurtre (Orfeo Baggio, 2004) ; narrateur d'une traversée tragicomique de l'œuvre d'Arto Paasilinna (Le Poisson d'Absentès, 2007), d'une autobiographie imaginée de Renaud Outhier, "un prêtre sçavans au Siècle des Lumières" (2010), il a poussé l'anticonformisme jusqu'à raconter l'immigration italienne dans "Soldata Sana", le premier algoroman en langue française (2021). Ancien espoir du football, enseignant, correcteur, nègre, journaliste, éditeur, il est également l'auteur de nouvelles et d'articles de presse en italien. Connu au-delà des confins de l'hexagone pour "Orfeo Baggio (2004)" et "Le Monde selon Baggio" (2006), lauréat de deux Missions Stendhal, de plusieurs bourses de création du Conseil Régional, par ailleurs élu "Piacentino nel mondo" en 2016, il a publié en 2023 un "Traité de savoir où" révélant les arcanes d'une "Comédie éclatée" entamée il y a 40 ans. Production 2025, "Kalevalo contre la machine", une uchronie de résistance poétique anti I.A., feu d'artifice désopilant mais grave qui le situe dans le sillage de George Orwell, Jose Luis Borgès et du John Carpenter de "Invention Los Angeles".
BAGGIO, LA PLUS BELLE BIOGRAPHIE EVERGROSSE NOUVEAUTÉ POUR LES AMATEURS DE GRAND FOOTBALL "BAGGIO, 20 ans de folie italienne et mondiale" https://www.sport-a-lire.fr/baggio-20-ans-de-folie-italienne-et-mondiale-mario-morisi/ Fruit de 25 ans de recherche et de rencontres, faute d'un éditeur convenant, je mets en ligne un de mes ouvrages les plus fouillé, l'histoire de la fin du XXe siècle à travers la Geste de la plus étonnante des étoiles du football mondial : Roberto Baggio, le Ballon d'Or bouddhiste 1993, prodige de beauté et de créativité élu Homme de la Paix 2010 par le Comité Nobel. J'ouvre ma boite à malice, une lampe d'Aladin, et je la confie gracieusement à la curiosité des amoureux des mots, de la Grâce et des grandes aventures humaines. Début de l'aventure le 21 janvier 2025 Merci à vous de me suivre. AMAZON KINDLE CI DESSUS SUR LA COUVERTURE https://www.dailymotion.com/video/x1cknjg
ROBERTO BAGGIO,
20 ANS DE FOLIE ITALIENNE ET MONDIALE
Mario MORISI
Tous droits réservés 01/12/2024 @ Laura et Mario Morisi
PROLOGUE
Voi ch’entrate...
"Au pays de Pavarotti, on chante l’amour, la beauté, la victoire, et Roberto Baggio qui est un peu tout ça. Baggio, la chanson le dit, n’est pas un mirage. Il est réel de manière douloureuse, presque bouleversante. C’est un footballeur, mais décrire Baggio comme un simple joueur de football, c’est dire que Mona Lisa est une peinture. Baggio est un créateur, un inventeur, l’interprète du plus grand art populaire du monde "– Michael Farber, Sport Illustrated (1994). On entend rugir la critique. Que de grandiloquences pour un spécialiste de la maltraitance du cuir et du bon goût. Pourquoi ne leur donne-t-on pas un ballon à chacun. Du pain et des jeux, une aliénation de plus. Le genre laudatif n’est pas récent sur les bords de la Méditerranée. Pindare, ce Grec antique, s’était fait une spécialité de la louange consacrée aux dieux, aux héros et aux athlètes : "Qu'est l'homme, que n'est pas l'homme / L'homme est le rêve d'une ombre / Mais quelquefois, comme un rayon venu d'en haut / La lueur brève d'une joie embellit sa vie / Et il connaît quelque douceur..." Mort à la Mère
J'aurai ta peau Saxo
Achevez Cendrillon
|







































