93-1001coupoles.pngabsentes.pngbaggio.pngcastor.pngcendrillon.pngcijiconstance.pngjauraitapeau.pngjeanne.pngkerguelen.pnglaboueetlesetoiles.pnglesbaskets.pnglesbavures.pngmortalamere.pngquedellmi.pngshowdedans.pngtourbillon.png
Renseignez votre email pour la Newsletter
HK, PEINTRE SOLDAT


RECHERCHE
LE MONDE DE JEANNE...

LE BON ABBE OUTHIER

SORTI EN 2010

BIBLIO BLANCHE

MULTIPLE & INDECHIFFRABLE

BIBLIO NOIRE
LA STAMPA NE PARLA

ALSO SPRACH BULGARI

OPERATION FARFU

OPERATION CHAPEAU

FLASHBACK NEWS

HETERONYMUS

Castor Paradiso

Castor Paradiso

Editions Tigibus, 2005

Début mai 1988, Samiah Chérifi, une madone berbère en rupture de ban, fait une apparition tonitruante dans le faubourg populaire de Battant à Besançon. Elle y fait la connaissance d'une faune vivace et pathétique qui survit tant bien que mal aux affres de la rénovation urbaine, tandis qu'un quarteron de petits malins en profite pour se remplir les poches. Peu de temps après l'attentat qui détruit un cinéma local lors de la projection de La Dernière Tentation du Christ de Martin Scorsese, la fauteuse de troubles disparaît aussi étrangement qu'elle est apparue... Plus qu'un polar, Mario Absentès nous propose ici, sur fond de polémiques et de faits divers réels, un roman d'atmosphère plein de verve et d'émotion, une eau-forte aux résonances plus engagées qu'il n'y parait...


 

LA VRAIE VIE DE RENAUD OUTHIER

La vie de l’abbé Outhier

Par Osmo Pekonen et Mario Morisi


Sur la « Religion » de l’abbé Réginald Outhier, il n’y a aucun doute : il est un prêtre catholique. Mais qu’en est-il de sa « religion », sa vision du monde plus personnelle, son « langage religieux maternel », pour emprunter une expression chère à Juha Pentikäinen ? Peut-on situer l’homme et prêtre Réginald Outhier dans son temps ? A-t-il participé aux grandes querelles religieuses de son siècle ? Était-il mystique ou rationaliste ? Élève des oratoriens ou des jésuites ? Les indices dans son œuvre sont faibles, presque inexistants. Pour arriver aux conclusions, il nous faut esquisser les circonstances religieuses et politiques de sa province natale, la Franche-Comté.

On a relativement peu écrit sur Outhier. Nous présentons ici une synthèse des informations qu’on trouve dans les dictionnaires de biographies1 et des recherches que nous avons effectuées sur le terrain, même si, dans certains cas, elles ne nous ont pas permis de retrouver les sources premières.

Contexte religieux et politique en Franche-Comté

Partie intégrante de ce que les Habsbourg du Saint-Empire appelaient « le Cercle de Bourgogne » (Burgundischer Reichskreis) et qui comprenait dix-sept états dont les Pays-Bas septentrionaux, la Belgique (Hainaut, Brabant, Flandre, Limbourg) et le Luxembourg, la Comté de Bourgogne fut une enclave de langue « françoise2 » dans une terre essentiellement germanique. Échue aux Habsbourg en 1482 et à l’Espagne en 1549, cette comté « franche » fut un joyau du Saint-Empire romain germanique et une pièce strarégique pour l’accomplissement du rêve de Charles-Quint d’une « monarchie universelle » sous l’étendard de Rome. Les rois de France d’abord, puis les Turcs, enfin les guerres de religion frustrèrent ses ambitions et en empêchèrent l’accomplissement.

À l’heure de la Réforme en Allemagne et en Suisse, les Comtois sont majoritairement des papistes ultramontains, ils vivent le catholicisme à la manière de leurs protecteurs autrichiens et espagnols en bordure de la « lutherrie ». Au comté de Montbéliard voisin, un duc de Wurtemberg banni de ses terres allemandes s’installe en important le culte luthérien ; à Bâle, ce sont les idées d’Œcolampade qui triomphent ; Farel fait irruption à Neuchâtel ; Calvin réforme Genève ; Zürich est réformé par Zwingli. En 1575, Besançon faillit même être pris d’assaut par des protestants. En 1608, se produit à Faverney « Le Miracle des Saintes-Hosties conservées dans les flammes » qui rassure les catholiques et fait de cette abbaye de bénédictins un foyer de la Contre-Réforme (Tournier 1909) où Antoine Pierre de Grammont passe la fin de son adolescence de fils du baron de Melisey (Eberlé).

 

SACRÉES RENCONTRES : DANIEL BIZET

Daniel Bizet, l’homme dont il s’agit ci-dessous, ne peut plus vider son verre. La dernière fois qu’il m’a donné signe de vie, c’était au téléphone il y a une vingtaine d’années ; seul avec une vieille amie quelque part dans les Alpes, un flingue à la main, il me demandait s’il devait tirer ou non et sur qui. Quelques mois plus tard, ou était-ce des années, une Doloise amie de sa femme m’apprenait qu’il avait disparu, se suicidant peut-être, quelque part du côté de Bordeaux. Daniel, si tu peux lire ces quelques lignes de là-haut, sache que je suis ému de reparler de toi pour les autres.


L'HOMME QUI MOURUT EN TORÉANT SES MOTS

Le chemin qui mène aux bonnes chapelles est tortueux : « Passez voir mes toiles rue Dragon et demandez Jo de la part de Paul » m’avait fait un marin aux prises avec ses tempêtes intérieures du côté des Goudes, un après-midi de mistral. C’est comme ça que je me retrouve chez Jo et Cécilia, 62, rue du Dragon. Une fresque de Paul le Marin se déploie sur le mur. Dans un coin un gros type aux yeux bleus et au sourire d’enfant griffonne sur son carnet de notes. On se connaît depuis Besançon. La conversation file, un voyage dans le temps s’esquisse.


1964 - El Francès aux Nouvelles Arènes de Marseille

Daniel Bizet a fait les 400 coups. Né à Reims en 1943 de père inconnu et d’une mère femme de chambre, il se souvient du jour où sa famille de quatre enfants s’est installée à Béziers...

 

REVUE DU DETAIL - ODYSSÉE 36-92

La Revue du détail reprend son envol. Premier retour sur image, l'incipit de la novella marseillaise "Odyssée 39-92, parue en tiré à part en 1998 puis in "Traité de savoir où", Éditions Souffle court, avril 20023. A vous de voir...

ODYSSÉE 39-92

PROLOGUE

Bod Ordzianovski — un colosse blanc qui boxait avec une prothèse — avait descendu un docker de Miami, et les gerbes de sueur libérées par ses jabs m’étaient restées en travers de l’estomac. « T’as pas l’air en forme, Schwartz, m’avait dit un journaliste de Libé, en me faisant signe d’aller me faire ficher. Il n’avait pas tort, H.B. Schwartz n’était plus ce qu’il avait été.

Au casino d’Aix, rien n’avait changé, pas plus la fumée autour du ring que les cris hystériques. Encore moins l’odeur de liniment dans les vestiaires. Oui, j’avais grossi, je le reconnaissais devant la presse. Non, je ne connaissais pas l’Unijambiste de Chicago. Inexorable, une boule de billard avait squatté mon épigastre et faisait affleurer à mes lèvres un vieux goût de sang.

Schwartz c’était moi, Belqacem-Schwartz, dit Raldo. Un nom patchwork pour un Français ordinaire, un balourd dont l’enfance de bagage accompagné s’était déroulée entre un barreau de chaise alcoolique et une maman qui battait la campagne. Le grand scénariste là-haut avait fait simple : j’étais austro-kabyle. Puis je fus étudiant et champion de France des mi-lourds. Pour finir chroniqueur dans une revue d’arrière-garde « La Perspective Popotame ». C’était ça, ma vie, un parcours en dent-de-scie ponctué d’exploits et de contre-performances, un rigodon entre les matinées passées à lire L’Idiot et les chandelles brûlées par les deux bouts.

Le match avait été décevant. Écœuré par les réflexions du plumitif parisien, j’avais filé sur le Vieux-Port et j’avais sorti Le Tractatus logico-philosophicus de la poche de mon gilet. C’était un soir de juin comme les autres, de la sueur croupie marinait dans les caniveaux du Vieux Port.

Comme ma vie était un mille-feuille — une couche de miel, une couche de sel — ne vous étonnez pas si je vous bassine avec la nuit qui s'installa en un dégradé si subtil qu'on ne la vit pas venir, à moins que — par saccades — elle n’eût chassé le soleil de ma table, du trottoir, puis du ciel tout entier, de sorte que le cul des passantes en était ocellé. Ocellé ! Toujours cette manie de conjuguer « va te faire foutre » au subjonctif et de convoquer Raskolnikoff au Leader-Price...

 

 

SACRÉES RENCONTRES : PIERRE PECOUD

" PROPEDEUTIQUE POUR UN EFFACEMENT"

Pierre PECOUD


Au cœur de l’agape qu’il a fomentée, un soir de vernissage dans son atelier de Saint-Etienne, mon ami feu le peintre Pierre Pécoud tend son index sous le nez d’un visiteur affairé à déglutir un toast : — “Quand vous regardez ce qui pend aux murs, vous diriez qu’il se passe quelque chose... ?” — De fait, que se passe-t-il depuis la nuit où  Pécoud a dépècé ses “chasubles”, qu’il les a démantèlées, qu’il les éparpille et les enkyste entre son zéro et l’Infini ? Je suis heureux et ému d'exhumer ce texte paru à sa demande dans son dernier catalogue... Je pense bien à toi, vieux brigand, et je revois sans peine ton regard trop bleu et un certain sourire sous ta moustache...

Entre deux néants, la jute

Foi de géologue, les couches premières gisent sous les couches plus récentes, de l’hercynien vers le jurassique, du primaire vers le quaternaire. De même l’enfance précède l’âge mur et le troisième âge. Et l’apprentissage conditionne la maîtrise. De sorte que si l’on gratte une toile quelconque, l’ongle recueille les pigments déposés en dernier lieu pour remonter le temps jusqu’au canevas. Idem pour Pécoud. Griffe-t-on, racle-t-on la surface de ses bâches que l’on y recueille du sable, de la poussière, du tissu, un florilège de résidus et de matières organiques qui ravirait un expert en police scientifique.

 

À la différence que le passé, chez Pécoud, se situe également, et surtout, en-deçà — du côté du voyeur — et par-delà — dans un auparavant mystique indicible et/ou absurde...

 

LA VIE DE L'ABBÉ OUTHIER

La vie de l’abbé Outhier

cliquer sur la signature pour en savoir plus sur "La Boue & les Étoiles"...

 

<< Début < Précédent 1 2 3 4 Suivant > Fin >>

Page 2 sur 4

Joomla extensions by Siteground Hosting